“Moi, je suis plutôt camping-car” : le boom inattendu des véhicules de loisirs

« Moi, je suis plutôt camping-car » : le boom inattendu des véhicules de loisirs

Un rêve sur roues pour 1,4 million de Français

Partir en vacances en camping-car. Voilà un scénario qui fait rêver certains… et fait faire des cauchemars à d’autres ! Pourtant, la passion pour les véhicules de loisirs ne se dément pas. La preuve ? Le Salon du camping-car en folies à Besançon (Doubs) attend pas moins de 5 000 visiteurs. Un coup de klaxon final pour la saison des salons, et un joli témoignage de la bonne santé du marché.

En France, selon la Fédération française du camping-car (FFCC), pas moins de 505 000 camping-cars circulent déjà sur nos routes. Cela représente 1,4 million d’adeptes, fidèles à ce mode de voyage permettant (au choix) de jouer les escargots, les baroudeurs, ou d’offrir aux enfants la sensation inégalable de déjeuner au beau milieu d’un champ de tournesols !

Familles, couples et retraités : qui sont les mordus du camping-car ?

Le profil-type du détenteur de camping-car ?

  • 72 % de couples
  • 23 % de familles
  • 50 % de retraités

Fait notoire, l’âge moyen d’un propriétaire atteint 59 ans. Mais accrochez bien vos ceintures (de sécurité) : la clientèle évolue ! Depuis la crise sanitaire du Covid, l’engouement pour les camping-cars est toujours là, et on croise de plus en plus de jeunes, de sportifs, de randonneurs et même d’aventuriers prêts à boucler leur sac pour un tour du monde. Les horizons du camping-car s’élargissent à toute une génération en quête de liberté. Christophe Jeanniot, organisateur du Salon de Besançon, le confirme : le camping-car, ce n’est plus seulement l’apanage des retraités !

Lire aussi :  Cette astuce méconnue rendrait votre voiture indétectable par les radars routiers

Van ou camping-car ? Un choix cornélien au parfum d’aventure

« En van ou en camping-car, on ne sait pas encore ! » s’interroge une famille croisée au salon. Test déjà effectué en location, critères passés au crible, rien n’est tranché. La maman se dit « plutôt camping-car », alors que monsieur penche pour le van. Avec deux enfants et des envies de liberté, la question du budget n’est pas en tête des préoccupations. Ce qui prime ? « Visiter des endroits qu’on n’aurait pas forcément faits ! »

Et au salon bisontin, il y a de quoi douter : 200 modèles sont exposés, du neuf jusqu’à l’occasion. De quoi sérieusement hésiter entre le volant ovalisé et le format boîte à chaussures (aménagée, bien sûr).

La tendance actuelle met à l’honneur les fourgons aménagés et les vans avec toits relevables, qui remplacent sans rougir la voiture familiale. Deux mètres de haut en moyenne, compacité d’un véhicule type automobile (pratique pour aller faire ses courses ou chercher les enfants à l’école), ils représentent aujourd’hui près de 50 % du marché. Un format qui séduit les urbains sans sacrifier à l’esprit d’aventure.

Un marché en pleine maturité (et des mensualités… presque digestes)

Le marché français du camping-car se situe aujourd’hui autour de 25 000 immatriculations annuelles. Certes, cela reste une niche par rapport à l’automobile (où 3 millions de voitures trouvent preneurs chaque année), mais l’univers du camping-car cultive sa spécificité et son autonomie – un mot qui fait vibrer tous les amateurs de beaux paysages et de liberté spontanée.

Petit flashback : après la pandémie, les stocks se sont envolés, créant une « bulle sanitaire » et propulsant les ventes à plus de 30 000 immatriculations. Puis le soufflé est retombé à 21 000-22 000 ventes. Aujourd’hui, la jauge s’est stabilisée entre 24 000 et 25 000 unités. Autrement dit, la maturité est bien là, rassurante comme un auvent en cas d’averse.

Lire aussi :  Camping-car, van ou caravane : ce qu’il faut savoir sur les permis en 2025

Côté finances, Christophe Jeanniot précise qu’il existe des financements étalés jusqu’à 144 mois, soit 12 ans pour ceux qui préfèrent sortir la calculette. Résultat ? Pour 400 euros par mois, il est possible de s’offrir un camping-car neuf et d’en profiter pendant une décennie (de quoi explorer les routes nationales et plus si affinités !). Pour info, fourgons, vans ou camping-cars oscillent entre 45 000 et 100 000 euros, voire au-delà pour les modèles les plus luxueux.

Avant de craquer, il est conseillé de tester la location et d’évaluer son usage :

  • Secteurs et saisons de prédilection
  • Où stationner ?
  • Autonomie en eau, gaz, électricité
  • Plutôt “vanlife” sauvage ou camping officiel ?

D’après la FFCC, la durée moyenne d’un séjour camping-car en France s’établit à 25,4 jours. De quoi bien amortir le matelas… et rendre le retour à la vie sédentaire un brin difficile.

Conclusion : et vous, vous êtes plutôt camping-car ou van ?
Le boom du marché confirme le goût de la liberté et de l’imprévu. À vous de voir si vous préférez la vie sur roues, la banquette transformable et les paysages qui défilent comme dans un rêve. Et si vous hésitez, testez avant d’acheter, histoire de ne pas rester en carafe sur une aire d’autoroute : rien ne vaut l’expérience avant d’embarquer la famille (et le chien ?) pour un grand voyage !

Jules Jourdain est un passionné de voyages et spécialiste du monde du camping-car. Il rédige des articles thématiques mêlant conseils pratiques, récits d’escapades et actualités du secteur. Son objectif : accompagner les voyageurs dans leurs aventures sur les routes.

5,0
5,0 étoiles sur 5 (selon 4 avis)
Excellent100%
Très bon0%
Moyen0%
Passable0%
Décevant0%
Facebook
Twitter
Pinterest
LinkedIn