radar

Ce radar qui flashait 1 000 fois par jour finalement neutralisé par les automobilistes

Il devait contribuer à améliorer la sécurité routière… mais il a surtout déclenché la colère. Installé au printemps dernier sur la RN109 à Juvignac, près de Montpellier, un radar automatique a fait parler de lui bien au-delà de l’Hérault : près de 1 000 flashs par jour, des automobilistes excédés et, au final, une décision des autorités de revoir leur copie.

Un radar qui créait plus de tensions que de sérénité

Dès son installation, l’appareil a suscité des critiques. Les conducteurs dénonçaient un panneau de limitation à 90 km/h placé trop près de l’appareil, alors que la vitesse venait tout juste de passer de 110 km/h à 90 km/h sur ce tronçon. Résultat : des coups de frein brusques, des flashs en rafale et une impression générale de « piège à automobilistes ».

L’engin avait même été incendié puis remis en service quelques semaines plus tard, relançant aussitôt la polémique. Selon plusieurs usagers, « c’était impossible de ralentir à temps sans risquer un accident ».

L’État finit par céder

Face à la grogne persistante et aux arguments avancés, les services de l’État ont fini par trancher : le panneau de signalisation a été modifié. Désormais, un premier panneau prévient les automobilistes 150 mètres en amont, laissant le temps de décélérer progressivement. Celui placé à proximité du radar n’indique plus qu’un « rappel 90 km/h ».

Un responsable de la préfecture rappelait pourtant que « la limitation de vitesse prend effet dès l’instant où l’on arrive à hauteur du panneau » et qu’il fallait donc anticiper. Mais pour apaiser la situation et réduire les freinages intempestifs, le panneau a été avancé dès la fin du mois d’août.

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Une portion réputée accidentogène

La RN109, qui relie l’A750 à Montpellier par l’ouest, est connue pour être un axe accidentogène. À cet endroit précis, les automobilistes passent de plusieurs kilomètres à 130 km/h, puis à 110, avant de tomber rapidement à 90 km/h. Un enchaînement qui, selon beaucoup d’usagers, rendait la configuration du radar particulièrement injuste.

Certains dénonçaient une volonté de « faire du chiffre », estimant que l’appareil piégeait davantage qu’il ne protégeait. D’autres soulignaient qu’il contribuait au contraire à créer du danger, en provoquant des freinages soudains en pleine circulation.


Cette affaire illustre bien les tensions récurrentes autour des radars routiers en France : instruments de sécurité indispensables pour les uns, machines à frapper au portefeuille pour les autres. À Juvignac, automobilistes et autorités ont trouvé un compromis… Reste à savoir si cela suffira à calmer durablement la grogne sur cette portion de route sensible.

Jules Jourdain est un passionné de voyages et spécialiste du monde du camping-car. Il rédige des articles thématiques mêlant conseils pratiques, récits d’escapades et actualités du secteur. Son objectif : accompagner les voyageurs dans leurs aventures sur les routes.

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