Voitures-radars privées

Voitures-radars privées : comment elles traquent les infractions partout

Elles ressemblent à des voitures ordinaires, mais leur mission est bien particulière : traquer les excès de vitesse. Depuis 2021, les fameuses voitures-radars, surnommées « Dexter », se déploient progressivement en France. Confiées à des sociétés privées mais placées sous la responsabilité de l’État, elles sillonnent désormais de nombreux départements, incognito, au milieu du trafic.

Des radars invisibles et imprévisibles

Contrairement aux radars fixes, ces véhicules banalisés n’affichent aucun signe distinctif. Sous la plaque d’immatriculation avant se cache un radar infrarouge capable de mesurer la vitesse dans les deux sens de circulation. Pas de flash visible : l’automobiliste en infraction ne se rend compte de rien sur le moment.

Même les conducteurs chargés de piloter ces voitures n’ont pas accès aux données. Les infractions sont transmises directement aux services de l’État, puis traitées par l’Agence nationale de traitement automatisé des infractions (ANTAI). L’idée est claire : créer un effet de surprise et inciter les automobilistes à respecter les limitations, partout et en permanence, et non seulement à proximité des radars signalés.

Des trajets définis par l’État, conduits par des privés

Ces véhicules appartiennent à l’État, mais leur conduite est confiée à des salariés de sociétés privées. Les préfectures fixent les trajets et les créneaux horaires, en fonction des besoins locaux en matière de sécurité routière. Lorsqu’elles ne roulent pas, les voitures sont stationnées dans des sites dépendant de la police ou de la gendarmerie.

Lire aussi :  “Nouvelle taxe sur les camping-cars” : des milliers de propriétaires en colère

Côté rémunération, le ministère de l’Intérieur se veut transparent : les prestataires privés sont payés au kilomètre parcouru, et non en fonction du nombre de contraventions enregistrées. Objectif : éviter toute tentation de “chasse au flash” et rappeler que la mission reste d’intérêt public.

Un maillage qui s’étend à toute la France

Après une phase test en 2018, le dispositif a pris de l’ampleur à partir de 2021. Les premiers départements concernés se situaient en Nouvelle-Aquitaine (Charente, Corrèze, Deux-Sèvres, Gironde, Landes, Vienne, Haute-Vienne). Puis le dispositif s’est élargi à la Charente-Maritime, la Dordogne, le Lot-et-Garonne ou encore les Pyrénées-Atlantiques.

Depuis l’été dernier, de nouvelles zones sont couvertes, notamment la Loire, la Drôme, le Rhône, la Savoie et la métropole de Lyon. Aujourd’hui, la quasi-totalité des régions métropolitaines est équipée, à l’exception de l’Île-de-France, de la Corse et de certains territoires ultramarins.

Dans les départements déjà concernés, les autorités évoquent une hausse significative du nombre de verbalisations. Preuve, selon elles, que l’outil est efficace mais aussi que les excès de vitesse restent fréquents sur nos routes.


Incognito, ces voitures-radars bouleversent les habitudes des automobilistes. Si certains dénoncent une surveillance trop intrusive, les autorités défendent un outil destiné à sauver des vies : la vitesse excessive reste impliquée dans près d’un tiers des accidents mortels, rappelle la Sécurité routière. Une statistique qui, elle, ne passe pas inaperçue.

Jules Jourdain est un passionné de voyages et spécialiste du monde du camping-car. Il rédige des articles thématiques mêlant conseils pratiques, récits d’escapades et actualités du secteur. Son objectif : accompagner les voyageurs dans leurs aventures sur les routes.

Lire aussi :  Cette astuce méconnue rendrait votre voiture indétectable par les radars routiers
5,0
5,0 étoiles sur 5 (selon 4 avis)
Excellent100%
Très bon0%
Moyen0%
Passable0%
Décevant0%
Facebook
Twitter
Pinterest
LinkedIn