Son voisin squatte sa place : sa réaction inattendue enflamme les réseaux

Votre paisible quotidien vole en éclat le jour où, surprise !, la voiture de votre voisin décide d’élire domicile devant chez vous. La bataille commence… et, parfois, la solution prise – ou vos droits – enflamment aussi bien votre humeur que les réseaux sociaux. Alors, stop ou encore ? Voici ce que dit la loi, et surtout ce que vous pouvez (ou pas) faire face à cette petite guerre de stationnement !

Stationner devant chez soi… est-ce vraiment “chez soi” ?

Première chose à savoir, le trottoir et la chaussée qui longent votre maison ou votre immeuble ne vous appartiennent pas ! Ils font partie du domaine public, comme le rappelle l’article L111-1 du Code de la voirie routière. Autrement dit ? Il n’est pas possible de s’attribuer ou de demander à se faire attribuer une place sur la voie publique, même juste devant votre portail chéri ou la fenêtre d’où vous surveillez les va-et-vient.

Votre voisin a donc parfaitement le droit de se garer devant vos fenêtres ou votre porte d’entrée, tant que son stationnement ne tombe pas sous le coup des interdictions légales : gênant, très gênant, abusif ou dangereux. Oui, vous avez bien lu ! Être un peu « trop présent » n’est pas (encore) une infraction.

Stationnement gênant et entrées carrossables : la limite à ne pas franchir

Si la loi ne dit rien du stationnement juste devant le domicile d’un voisin, elle est en revanche claire sur une question : le stationnement gênant et l’entrée carrossable. Quésaco ? Cette fameuse entrée, familièrement appelée « bateau », c’est l’abaissement du trottoir qui permet à un véhicule de rentrer dans une propriété.

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Et là, pas de quartier ! Il est formellement interdit de stationner devant l’entrée carrossable (article R417-10, III, 1° du Code de la route). Cette règle ne souffre aucune exception, même si le véhicule est à vous et que vous êtes le seul à jouir de l’accès. Eh oui : garez-vous devant votre propre portail et hop, amende possible, comme l’a tranché la jurisprudence (Cass. crim., 20 juin 2017, n° 16-86.838).

  • Stationnement gênant : gêne raisonnablement la circulation (ex. devant la porte d’entrée du voisin, sur le trottoir…)
  • Stationnement très gênant : engendre de vraies difficultés de circulation (ex. sur un passage piéton, sur un emplacement réservé…)

La note pour les contrevenants ? 35 € d’amende forfaitaire pour stationnement gênant, qui grimpe à 75 € en cas de retard de paiement. À défaut, le Trésor Public activera la procédure contentieuse pour vous faire passer à la caisse…

Votre marche à suivre : dialogue, courrier ou… police ?

Si votre voisin empiète joyeusement et régulièrement sur votre entrée carrossable, vous êtes en droit d’exiger qu’il cesse. Mais attention, on garde son calme ! Avant de dégainer le téléphone pour appeler la police, la voie amiable a la primeur.

  • Commencez par solliciter votre voisin de vive voix ou par lettre recommandée avec accusé de réception (LRAR).
  • Rappelez-lui, s’il l’ignore avec bravoure, l’existence de l’article R417-10, III, 1° du Code de la route.

Bon à savoir : un modèle de lettre existe pour expliquer les désagréments que vous subissez et inviter votre voisin à se garer ailleurs. Si malgré le dialogue il persiste à bloquer votre accès, vous pourrez alors signaler son comportement au commissariat ou à la gendarmerie. Les agents viendront alors constater l’infraction et, le cas échéant, sanctionner l’automobiliste récalcitrant.

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Conclusion : Parking partagé, mais règles claires !

Chassez vite l’idée de réserver votre place devant chez vous sur la voie publique. En revanche, dès que votre entrée carrossable devient le spot préféré de la voiture voisine, faites valoir poliment vos droits : soyez pédagogique, privilégiez le dialogue, et gardez la loi sous la main. Si cela ne suffit pas, la police pourra trancher… sur le parking et, peut-être, sur le web !

En résumé :

  • On ne s’approprie pas de place sur la voie publique.
  • Stationner devant une entrée carrossable : interdit, même pour soi-même.
  • Dialogue d’abord, répression si nécessité.

La prochaine fois qu’un voisin squatte, gardez votre sang-froid : le droit prime sur les klaxons… et la viralité des vidéos sur la toile !

Jules Jourdain est un passionné de voyages et spécialiste du monde du camping-car. Il rédige des articles thématiques mêlant conseils pratiques, récits d’escapades et actualités du secteur. Son objectif : accompagner les voyageurs dans leurs aventures sur les routes.

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