Tour d’horizon :
La Renault 6 lancée en octobre 1968 au Salon de l’automobile de Paris a été produite sur l’île Seguin. Elle dispose d’un moteur Billancourt 845 cm³ développant 34 chevaux, avec une vitesse maximale proche de 120 km/h. Ce modèle, situé entre la Renault 4 et la Renault 16, a marqué la gamme par son compromis entre habitabilité et maniabilité.
Peu connue pour son contexte industriel, la Renault 6 a pourtant occupé une place centrale dans la mobilité urbaine des années 1970. Sa conception technique intégrant un levier de vitesses au tableau de bord et des choix mécaniques comme le moteur Cléon-Fonte illustrent ses évolutions majeures. Ces caractéristiques techniques expliquent en partie son succès durable. Comprendre la R6 permet d’apprécier son rôle entre utilité et confort, ainsi que son attrait grandissant comme voiture de collection.
Renault 6 : histoire et contexte de lancement
La Renault 6 est apparue en octobre 1968 au Salon de l’automobile de Paris, marquant une étape importante dans la gamme Renault. Assemblée à l’usine de l’île Seguin à Boulogne-Billancourt, cette voiture a été conçue comme une petite berline à hayon, offrant un compromis entre confort et praticité.
Son design bicorps vise à offrir une habitabilité intérieure optimisée, surpassant celle de la Renault 4 tout en restant compacte. Renault voulait proposer un modèle plus spacieux et modulable, orienté vers la mobilité quotidienne.
Dotée d’une carrosserie monocoque avec suspension par barres de torsion similaire à celle de la Renault 4, elle reprend plusieurs éléments mécaniques de ce dernier, tout en ajoutant des détails raffinés comme un large pare-brise et un levier de vitesses positionné sur le tableau de bord, qui facilite la conduite.
Commercialisée avec une motorisation initiale issue du moteur Billancourt 845 cm³, cette petite voiture diffuse offrait 34 chevaux, suffisants pour une vitesse maximale proche de 120 km/h, adaptée aux trajets urbains et périurbains.
Renault 6 dans la gamme Renault : R4 et R16
Positionnement entre Renault 4 et Renault 16
Véritable pont dans la gamme, la Renault 6 s’insère entre la Renault 4, plus utilitaire et rustique, et la Renault 16, plus grande et sophistiquée. Elle reprend la basique mécanique de la R4, mais offre un style proche de la R16, notamment dans ses lignes de toit et la forme de sa carrosserie.
Avec environ 3 850 mm de longueur, la Renault 6 est plus longue que la R4 (3 656 mm) tout en restant plus compacte que la R16 (4 260 mm). Sa largeur de 1 530 mm lui apporte un compromis entre espace et maniabilité.
Caractéristiques communes et différences
Comme la R4, la Renault 6 dispose d’un seuil plat pour faciliter le chargement, un atout essentiel pour le quotidien. Par contre, contrairement à la R4, la R6 offre une silhouette un peu plus élégante, avec des vitres latérales inspirées de la R16 et une banquette arrière plus confortable.
Sa motorisation plus modeste la positionne néanmoins plus comme une voiture de mobilité simple, tandis que la R16 joue la carte familiale haut de gamme. Cette polyvalence a permis à la Renault 6 de toucher une clientèle à la recherche d’une alternative accessible mais pratique.
Évolutions techniques et motorisations
Bloc Billancourt 845 cm³ et R6 1968
La Renault 6 de lancement est équipée du moteur Billancourt 845 cm³, un bloc en fonte déjà éprouvé sur la Renault Dauphine et la R4. Ce moteur développe 34 chevaux DIN et possède un vilebrequin à trois paliers. Il tourne dans le sens anti-horaire côté distribution, une particularité technique importante car elle affecte la conception du différentiel.
Ce moteur permet une vitesse maximale d’environ 120 km/h et une consommation modérée entre 7 et 8,5 litres aux 100 km, ce qui est économique pour l’époque. La boîte de vitesses manuelle à 4 rapports est montée devant le moteur, contribuant à la traction avant.
Bloc Cléon-Fonte 1 108 cm³ et TL 1971
En octobre 1970, la gamme s’enrichit de la Renault 6 TL. Cette version intègre le moteur Cléon-Fonte 1 108 cm³ avec vilebrequin à cinq paliers, une évolution majeure réputée pour sa fiabilité et sa robustesse.
Ce moteur produit 45 chevaux DIN, soit 32 % de puissance supplémentaire par rapport au bloc Billancourt. La Renault 6 TL atteint une vitesse maximale d’environ 135 km/h. Le sens de rotation du moteur Cléon-Fonte est horaire, ce qui impose la modification du différentiel dans la boîte de vitesses pour conserver la même rotation des roues.
La version TL reçoit également des freins avant à disques dès 1971, un levier de vitesses abaissé au tableau de bord et un réservoir agrandi à 40 litres, offrant une meilleure autonomie. Ce modèle facilite ainsi la conduite et améliore le confort.
Le mot de la rédaction. “La Renault 6 reste une référence pour sa simplicité mécanique et son équilibre entre habitabilité et économies, qui séduisent toujours les amateurs de voitures anciennes.”
Achat, fiabilité et pièces de rechange
La fiabilité mécanique de la Renault 6 est solide, notamment grâce au moteur Cléon-Fonte, reconnu pour sa robustesse. La mécanique simple permet un entretien facile et des réparations abordables, avec des pièces disponibles relativement aisément sur le marché de l’occasion.
Le principal point faible concerne la corrosion, surtout sur certaines parties de la carrosserie comme les ailes avant, les passages de roues arrière et le tour du pare-brise. Ce problème limite la conservation des modèles anciens si les restaurations ne sont pas bien conduites.
Le prix d’une Renault 6 d’occasion varie grandement selon l’état, la motorisation, la finition et la rareté. Les annonces disponibles montrent des modèles accessibles aux collectionneurs débutants, avec notamment des finitions TL et GTL, notamment en Espagne où la production a perduré jusqu’en 1986.
Modèles à connaître et anecdotes
- La version de base 845 cm³ (5 CV) fut produite jusqu’en juin 1979 avant d’être supprimée.
- La Renault 6 TL avec moteur 1 108 cm³ (6 CV) est la plus répandue et la plus recherchée, notamment avec ses freins à disques avant.
- En Espagne, la Renault 6 GTL, produite jusqu’en 1986, comporte des équipements absents sur le marché français.
- L’originalité technique notable réside dans le sens de rotation différent entre les moteurs Billancourt et Cléon-Fonte, concernant aussi la conception du différentiel.
- La production s’est poursuivie en Amérique du Sud : Argentine (~ 80 872 exemplaires de 1970 à 1984), Colombie (~ 42 520 exemplaires de 1971 à 1984) et Espagne (reprise jusqu’en 1986 avec 327 802 unités).
- La Renault 6 fut une voiture de la famille présidentielle de Giscard d’Estaing, incarnant une mobilité pratique et discrète.
- Louis de Funès possédait deux Renault 6, un détail peu connu des amateurs.
La Renault 6, bien qu’ayant toujours été perçue comme une alternative modeste, a su s’imposer auprès d’un public attaché à ses qualités pratiques et économiques plus qu’à son esthétique. Ce modèle commence à séduire les collectionneurs de voitures anciennes, notamment pour son caractère accessible.
FAQ — Renault 6
Quel est le prix d’une Renault 6 ?
Le prix d’une Renault 6 d’occasion varie selon l’état, la motorisation, la finition et la rareté du modèle. On trouve des exemplaires accessibles, notamment les versions TL et GTL, avec des tarifs attractifs pour les collectionneurs débutants.
Quand est sortie la Renault 6 ?
La Renault 6 est sortie en octobre 1968, présentée au Salon de l’automobile de Paris. Elle a été conçue pour offrir un compromis entre habitabilité et compacité, avec une commercialisation débutant immédiatement après son lancement.
Quelle est la Renault la plus rare ?
La Renault 6 TL, dotée du moteur Cléon-Fonte 1 108 cm³, est plus recherchée que les autres versions. Toutefois, parmi l’ensemble des Renault, des modèles spécifiques très rares existent, mais la R6 TL fait partie des versions les plus prisées du modèle.
Quel sera le prix de la Clio 6 ?
Le prix de la Clio 6 n’est pas encore défini car ce modèle n’a pas été officiellement annoncé ou commercialisé à ce jour. Les informations sur sa disponibilité et son tarif restent à venir.

Je suis Julie, j’ai 28 ans et mon plaisir c’est le voyage. J’aime particulièrement les trips en van (#vanlife). J’ai déjà visité une dizaine de pays en Europe avec mon vieux van Volkswagen réaménagé, et j’aime aussi beaucoup lire et écrire sur mes expériences.






