Pris en flagrant délit

Pris en flagrant délit : ce vandale de radar a oublié un détail fatal

Un habitant des Côtes-d’Armor pensait jouer les justiciers en s’attaquant à un radar. Mais un oubli pour le moins maladroit a transformé son coup d’éclat en véritable fiasco.

Un vandalisme soigneusement préparé

Le 18 septembre dernier, sur la RD9 du Merzer, un homme de 32 ans, originaire de Tréméven, décide de s’en prendre à un radar automatique. Massette dans une main, hache dans l’autre, ruban adhésif en poche : il avait visiblement prévu son coup. Selon les enquêteurs, il aurait agi dans la foulée d’un mouvement contestataire, histoire de transformer son indignation en acte concret.

Le radar, symbole honni de la répression routière pour certains, devient alors sa cible. Mais au lieu de s’arrêter à ce premier geste, l’homme récidive quelques jours plus tard. Cette fois, il opte pour une méthode plus « artistique » : un pot de peinture blanche pour recouvrir entièrement la machine.

La preuve irréfutable : des mains encore tachées

Le 23 septembre, les gendarmes viennent l’interpeller pour le premier acte de vandalisme. En route, ils constatent que le radar vient d’être à nouveau dégradé. La coïncidence est troublante. Arrivés chez lui, ils découvrent l’homme… les mains encore couvertes de peinture fraîche. Difficile de faire plus compromettant.

À son domicile, les forces de l’ordre retrouvent également les outils incriminants. L’affaire est pliée : le trentenaire n’a pas seulement laissé des traces sur le radar, mais aussi sur lui-même.

Un procès déjà programmé

Reconnaissant les faits, le saboteur improvisé sera jugé le 16 mars 2026, dans le cadre d’une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité. Il devra répondre de dégradation d’un équipement d’utilité publique, une infraction passible de lourdes sanctions.

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Ironie de l’histoire : lui qui voulait réduire au silence un radar se retrouve désormais à devoir expliquer ses actes devant la justice. Son excès de zèle lui a coûté bien plus qu’une amende, il lui a surtout fait perdre l’anonymat.

En résumé

  • Un homme de 32 ans a vandalisé deux fois le même radar en cinq jours.
  • La seconde fois, il a été confondu par la peinture blanche restée sur ses mains.
  • Jugement prévu en mars 2026 pour dégradation d’un bien public.

Comme quoi, la ligne entre le « héros rebelle » et le « coupable maladroit » peut se tracer… à coups de pinceaux.

Jules Jourdain est un passionné de voyages et spécialiste du monde du camping-car. Il rédige des articles thématiques mêlant conseils pratiques, récits d’escapades et actualités du secteur. Son objectif : accompagner les voyageurs dans leurs aventures sur les routes.

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