Deux lieux en France classés parmi les pires destinations

Deux lieux en France classés parmi les pires destinations touristiques de 2023

Il existe des endroits qui font rêver, qui inondent Instagram de clichés idylliques… mais qui, à force d’être trop aimés, finissent par souffrir de leur succès. C’est ce que révèle une liste pour le moins étonnante : certains joyaux touristiques sont désormais à visiter… avec modération. Et la France n’est pas épargnée.

Étretat : la carte postale menacée

Avec ses falaises de craie blanche plongeant dans la Manche, Étretat est sans conteste l’un des paysages les plus emblématiques de la côte normande. Mais ce décor de rêve est en train de devenir un symbole de surfréquentation touristique. Le petit village de 1 400 habitants a vu défiler plus d’un million de visiteurs en une seule année, un afflux dopé, entre autres, par le succès planétaire de la série “Lupin”.

Face à cette pression, la commune a opté pour une stratégie originale : le “démarketing”. L’idée ? Décourager momentanément les visiteurs pour préserver les lieux. Car au-delà de l’impact visuel et humain, c’est la nature elle-même qui en pâtit : érosion accélérée, végétation piétinée, saturation des parkings… Le tableau est moins bucolique qu’il n’y paraît.

Même les touristes repartent parfois frustrés : attente interminable pour un simple déjeuner, manque de toilettes, embouteillages permanents. “Le tourisme de masse ne satisfait plus personne”, souligne un élu local. Une réflexion qui illustre un paradoxe bien réel : comment faire rimer attractivité et durabilité ?

Les Calanques : un équilibre fragile

Autre joyau naturel français dans la ligne de mire : le parc national des Calanques, aux portes de Marseille. Parmi elles, la calanque de Sugiton est particulièrement touchée. Ce petit paradis rocheux a dû limiter son accès à 400 personnes par jour pour enrayer l’impact du surtourisme.

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Jusqu’à 2 500 visiteurs s’y pressaient chaque jour en haute saison, provoquant l’érosion des sentiers, le déracinement des arbres, l’écrasement des plantes et la perturbation des espèces locales. Face à ces constats alarmants, les autorités ont décidé de tirer la sonnette d’alarme et de mettre en place des quotas d’accès, sur le modèle de certains sites protégés à l’étranger.

Ces restrictions sont mal perçues par certains visiteurs, mais elles sont nécessaires si l’on veut préserver ces écosystèmes pour les générations futures. Car un sentier ravagé ou une espèce effarouchée ne se répare pas en une saison.

Une alerte mondiale sur le surtourisme

Étretat et les Calanques ne sont pas des cas isolés. Partout dans le monde, des lieux emblématiques souffrent de leur succès fulgurant. Venise, la côte amalfitaine, Amsterdam, le lac Tahoe ou encore l’île de Maui sont confrontés au même dilemme : comment gérer une fréquentation record sans compromettre l’essence même du lieu ?

Le message n’est pas de boycotter ces destinations, mais de repenser notre manière de voyager. Le tourisme responsable devient un enjeu crucial, tant pour les habitants que pour les écosystèmes.

Et puis, qui sait ? Choisir une destination moins connue, plus paisible, c’est peut-être aussi l’occasion de vivre un voyage plus authentique, loin de la foule… et plus proche de l’essentiel.

Jules Jourdain est un passionné de voyages et spécialiste du monde du camping-car. Il rédige des articles thématiques mêlant conseils pratiques, récits d’escapades et actualités du secteur. Son objectif : accompagner les voyageurs dans leurs aventures sur les routes.

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