Oubliez les clichés bruyants de Mykonos et ses piscines branchées : il existe un paradis secret, loin des foules, où la beauté brute règne en maître et où l’on vit comme un roi pour le prix d’un paquet de biscuits. Direction : l’île méconnue de Trikeri, au sud du Pélion en Grèce. Prêt à larguer les amarres ?
Trikeri : une île hors du temps, loin du vacarme
Sur Trikeri, on laisse ses envies de DJ et de cocktails sophistiqués au port. Ici, on vit au rythme du soleil et du silence. Le vieux Trikeri, c’est un minuscule îlot irrésistible, isolé dans le sud du Pélion, où le temps donne l’impression, totalement folle, de s’arrêter. Oubliez voitures, routes bitumées et circulation : le moyen de transport roi, c’est la marche… et le taxi maritime pour arriver sur place. Oui, vous avez bien lu, on ne débarque ici qu’en bateau !
Enfilez donc votre maillot de bain (et pas la peine d’embarquer toute votre garde-robe, trois tenues fraîches feront l’affaire), attrapez votre moitié et un bon livre, et oubliez tout le reste. L’île se traverse à pied d’un bout à l’autre en trois heures, montre en main. Pourquoi s’encombrer de plus ?
Des plages sauvages à couper le souffle
Le sable est peut-être rare sur Trikeri, mais chaque plage est un trésor que même les cartes postales n’osent pas promettre. Les locaux les surnomment Afetka, Agia Sofia et Prasini Ammos. Ces criques, toutes proches les unes des autres, ont des eaux turquoise d’une transparence sidérante et une propreté presque irréelle – vous serez tenté de vérifier deux fois.
Entre deux bains, votre plus gros dilemme sera : mer ou farniente ? Car il est assez probable que vous ne vouliez plus quitter le rivage.
Saveurs d’authenticité et vues renversantes
Arriver à Trikeri, c’est aussi tomber sur une poignée d’habitants à l’année, dont le sourire est aussi franc que leur cuisine est savoureuse. Leur business ? Les tavernes traditionnelles, quelques logements à louer et des cafés – dont certains proposent un café grec avec vue sur la mer, histoire de redéfinir vos standards en matière de petit noir.
Il serait d’ailleurs dommage de commander à la carte : laissez donc les serveurs vous faire découvrir les délices du jour. Ces fins connaisseurs remplissent votre table avec l’essentiel, et c’est une affaire qui fait voyager vos papilles autant que vos pieds.
- Tavernes traditionnelles et leurs plats maison
- Cafés à la grecque et panorama de rêve
- Logements à louer pour tous les profils
Le secret bien gardé : dormir au monastère le plus paisible de Grèce
Où dormir pour parfaire cette escapade hors normes ? Le fleuron du séjour, c’est le Monastère de la Panagia Evangelistria, perché au sommet de la colline. Cette belle église fut bâtie par des pirates en 1825, après la découverte d’une icône célèbre de la Panagia au pied d’un arbre, puis terminée en 1837. L’histoire de ce lieu est unique : il a accueilli 5 000 femmes « de gauche », exilées pendant la guerre civile en raison de leurs convictions politiques.
Aujourd’hui, il est possible de séjourner dans l’une des 100 cellules sobres du Saint Monastère. Les voyageurs chanceux profitent d’une vue époustouflante, de l’isolement le plus complet, d’un petit-déjeuner frais dans une cour pavée et d’un calme irréel. Les avis sont unanimes : ce lieu si singulier mérite le détour (et plus, si affinités !). Cerise sur le gâteau : un couple peut y dormir pour moins de 15 euros par jour. Oui, vous avez bien lu, le paradis à prix plancher existe vraiment !
- Monastère construit par des pirates en 1825
- Vue panoramique et tranquillité absolue
- Expérience historique inoubliable
- Moins de 15 € la nuit pour deux, petit-déjeuner inclus
Pas de luxe superficiel, que du vrai bonheur !
Si vous aspirez à la bling-bling attitude et au bruit des clubs, Trikeri n’est pas fait pour vous. Mais si respirer, ralentir, se laisser émerveiller par une nature sauvage et l’histoire émouvante d’un lieu vous fait vibrer, alors foncez ! Emportez seulement l’essentiel et laissez-vous surprendre : entre balades sans voitures, baignades transparentes et réveils monastiques, il se pourrait bien que ce bout du monde vous donne envie… d’y revenir. Qui a dit que le paradis coûtait cher ?

Jules Jourdain est un passionné de voyages et spécialiste du monde du camping-car. Il rédige des articles thématiques mêlant conseils pratiques, récits d’escapades et actualités du secteur. Son objectif : accompagner les voyageurs dans leurs aventures sur les routes.






