Camping-cars : ce nouvel autocollant obligatoire dès 2025 fait déjà polémique

Camping-caristes et routiers, de nouveaux stickers pointent le bout de leur nez sur les routes ! Dès 2025, les camping-cars de plus de 3,5 tonnes et leurs cousins poids lourds se voient (encore) rappeler l’obligation d’apposer des autocollants angles morts. Sûreté ou stigmatisation ? L’affaire fait jazzer. Retour sur cette mesure amenée à changer le paysage de nos véhicules… et l’avis de leurs propriétaires.

Angles morts : des autocollants pour sauver des vies… et éviter l’amende

En matière de sécurité routière, on ne badine pas. Depuis janvier 2021, tout véhicule dont le poids total autorisé en charge (qu’on appelle PTAC) dépasse 3,5 tonnes doit obligatoirement afficher des autocollants signalant ses angles morts. Et là, il ne s’agit pas uniquement des mastodontes trimbalant des palettes à travers la France :

  • Camping-cars XXL
  • Autobus
  • Autocars
  • Poids lourds, qu’ils transportent des marchandises ou des passagers
  • Véhicules étrangers traversant nos jolis paysages hexagonaux

Impossible d’y couper : tout ce petit monde est logé à la même enseigne, ainsi que le rappelle la Sécurité routière.

L’objectif est clair : protéger piétons, cyclistes et deux-roues motorisés. Souvent invisibles dans les fameux angles morts de ces véhicules d’envergure, ils sont particulièrement exposés lors des changements de direction ou des manœuvres. La Sécurité routière le souligne d’ailleurs sans détour : « De très nombreux usagers ne sont pas conscients de l’impossibilité pour le conducteur de poids lourds de percevoir leur présence sur chaque côté. Cette situation est à l’origine d’accidents parfois mortels. » L’enjeu humain dépasse donc largement le simple autocollant apposé sur une carrosserie.

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Des règles de pose plutôt strictes (et un contrôle qui ne plaisante pas)

Pour jouer son rôle, l’autocollant angles morts doit respecter un minimum de règles de mise en scène. Pas question de le coller n’importe où (ni de le choisir à paillettes). Les autorités sont claires : ces indications visuelles doivent être parfaitement visibles « sur les côtés et à l’arrière du véhicule », comme le rapporte Ouest France. Histoire de ne pas avoir à jouer à cache-cache, la hauteur recommandée est bien encadrée : entre 0,90 m et 1,50 m du sol.

Quelques interdits sont également à respecter

  • Ne surtout pas masquer la plaque d’immatriculation
  • Ne pas recouvrir feux ou autres dispositifs de signalisation : être visible, OK, masquer le code de la route, non merci.

À bon entendeur : le contrôle est de mise et le non-respect de cette obligation est loin d’être une simple tape sur les doigts. Il s’agit d’une contravention de 4e classe avec 135 € à régler. Pour adoucir la note, un paiement rapide peut vous sauver la mise, tandis que les têtes en l’air et les retardataires risqueront un montant revu à la hausse. Voilà au moins une raison pragmatique de soigner la pose du sticker…

Polémique et humeur du secteur

Mais voilà, cette mesure ne fait pas que des heureux sur les aires de repos. Bruno Théaud, président de l’OTRE Bretagne – qui représente 3 500 entreprises familiales de transport en France – ne mâche pas ses mots : « Avec le mot ‘mort’ affiché plusieurs fois sur son véhicule, nous avons l’impression d’être considérés comme des criminels en puissance. » La pilule semble donc difficile à avaler pour certains acteurs du transport, qui voient dans cette obligation un stigmate un peu trop lourd.

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Derrière cette grogne, une vraie question de perception : jusqu’où la sécurité justifie-t-elle une signalétique choc ? Comment doser la sensibilisation pour éviter le sentiment d’accusation – tout en protégeant efficacement les usagers vulnérables ? Sujet brûlant, car la route appartient à tous. Mais pas le sticker préféré de tout le monde, manifestement.

Des autocollants pour plus de vigilance, moins d’invisibilité

Qu’on le veuille ou non, ces autocollants vont donc se multiplier sur les camping-cars, bus et poids lourds de plus de 3,5 tonnes. L’idée, bien sûr, n’est pas d’accuser qui que ce soit, mais de rappeler à tous que la cohabitation sur la route exige vigilance et compréhension mutuelle. Après tout, mieux vaut voir trop d’avertissements que pas assez…

En attendant, n’oubliez pas : poser les autocollants correctement, c’est s’éviter bien des tracasseries. Pour la sécurité ou pour votre portefeuille (et le sourire du contrôleur), pensez-y avant de prendre le volant !
Passionné par l’automobile depuis toujours, je suis journaliste spécialisé depuis maintenant 6 ans, curieux de tout ce qui fait bouger les routes… et nos discussions !

Jules Jourdain est un passionné de voyages et spécialiste du monde du camping-car. Il rédige des articles thématiques mêlant conseils pratiques, récits d’escapades et actualités du secteur. Son objectif : accompagner les voyageurs dans leurs aventures sur les routes.

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