Préparez-vous à tomber de votre siège conducteur : le prix réel des camping-cars en 2024 va vraiment vous surprendre ! Loin des clichés de baraques à roulette pour vacanciers bohèmes, le marché du camping-car s’est transformé en terrain de spéculation, de passion… et parfois de frustration. Entre modèles neufs, occasions parfois plus chères que le neuf, et débats sur la qualité, il y a de quoi perdre son compas. Alors, à quoi faut-il s’attendre cette année ?
Panorama des prix : du « simple van » au liner de luxe
- Pour 70 000 €, vous pouvez espérer un joli camping-car neuf, bien équipé (mais pas tout équipé). Attention, ce n’est qu’un point de départ !
- Les tarifs neufs varient fortement selon la catégorie : profilé, intégral, fourgon aménagé, van… Chacun son style, chacun sa gamme de prix. Les modèles d’entrée de gamme proposent l’essentiel (lit, cuisine, salle d’eau, frigo…) mais peuvent manquer de certains équipements jugés indispensables (stores occultants, lanterneau, moustiquaire de porte, motorisation musclée). Bonne nouvelle quand même : depuis la flambée des prix de 2020, la dotation de base s’est un peu enrichie.
- Quand on parle de « premier prix », attendez-vous à des véhicules plutôt compacts : moins de 2,20 m de large, souvent sous les 6 m de long. Mais les exceptions font la règle, et il existe bien des camping-cars de 7 m d’entrée de gamme, ou des capucines vraiment pas chères qui flirtent avec les 3 m de haut. Attention, un compact haut de gamme peut quant à lui dépasser les 100 000 €…
- Pour les plus exigeants (et fortunés), la catégorie phare c’est le liner. Motorhome bâti sur un châssis de camion, il tutoie allègrement les centaines de milliers d’euros.
- Les modèles spéciaux embarquent de série des options qui, autrefois, faisaient grimper la facture : boîte auto, toit relevable, skyview de cabine… Le hic, c’est qu’il faut aller éplucher dans le détail chaque fiche technique pour s’y retrouver.
Le marché de l’occasion : flambée ou opportunité ?
- Sur le marché de l’occasion, ce n’est pas toujours la foire aux bonnes affaires ! Après le Covid, la demande s’est affolée et les prix ont parfois dépassé l’entendement. Le prix dépend d’énormément de facteurs : âge du véhicule, kilométrage, état, équipements, typologie, motricité… et aussi du vendeur (un pro : marge, garanties, préparation ; un particulier : parfois un peu d’exagération…).
- Attention aux trop bonnes affaires : derrière un prix bas peut se cacher une arnaque ou quelques vices dissimulés.
- Petite différence à noter : le prix affiché pour un camping-car neuf est généralement « hors options », alors que l’occasion inclut souvent les accessoires (ce qui peut aider à relativiser lors de la négociation !).
- Cas d’école relevé : certains concessionnaires achètent moins cher et revendent avec une plus-value colossale. Pour preuve, un camping-car affiché 34 000 € racheté au pas de course et remis en vente à 47 000 € ! Il y a donc parfois de la spéculation dans l’air.
Coût caché et vraie économie : plus cher, mais pour la liberté
Le billet de départ, c’est le prix d’achat. Mais il ne faut pas oublier le carburant (10 à 12 l aux 100 km), l’assurance (de 200 € à 600 € par an), l’entretien, les réparations, parfois le prix du stationnement (même si on peut dormir gratis sur un parking de temps en temps, chanceux !). Pourtant, même avec toutes ces lignes sur le cahier d’écolier, le camping-car conserve une belle cote à la revente, même après 15 ans : il garde une belle valeur, mais ne comptez pas dessus pour un effet spéculatif façon immobilier.
Côté économies ? Oubliez ! Les camping-caristes sont clairs : on ne fait pas du camping-car pour épargner chaque centime, mais pour la sensation de liberté, de grand air, et cette flexibilité qui n’a pas de prix.
Des alternatives et parfois… le carton-pâte
- Vous trouvez tout cela bien cher ? Certains artisan·e·s proposent des kits pour transformer sa voiture (ou une fourgonnette) en mini-camping-car : caisson de cuisine/rangement, lit pliant… pour 3 000 à 5 000 € environ.
- Et il est tout à fait possible d’aménager soi-même son fourgon, en fonction du budget et des matériaux désirés. On a vu des vans pour moins de 5 000 €… Une aventure plus longue, mais au moins vous saurez comment chaque boulon tient !
- Côté « premier prix » dans le monde du van : comptez à partir de 48 000 €, mais là aussi, on oublie la vraie cuisine fixe. Plutôt réchaud dans le coffre et lit de banquette, pour un entre-deux entre monospace et van.
En résumé ? Les camping-cars, en 2024, coûtent cher, très cher, parfois trop cher si l’on en croit les témoignages des usagers, qui dénoncent hausses, qualité en baisse, et gadgets inutiles ajoutant au prix comme aux pannes potentielles. Pourtant, malgré ce constat teinté de nostalgie pour certains, la liberté qu’offre la route attire toujours autant. Astuce du passionné : bien lire les petites lignes, comparer au-delà du vernis, et ne jamais acheter par coup de tête : ça, c’est le plus sûr moyen de se faire rouler… au sens propre comme au figuré !

Jules Jourdain est un passionné de voyages et spécialiste du monde du camping-car. Il rédige des articles thématiques mêlant conseils pratiques, récits d’escapades et actualités du secteur. Son objectif : accompagner les voyageurs dans leurs aventures sur les routes.






