Il est là, le fameux débat qui anime les forums de camping-caristes depuis quelques mois : faut-il équiper son véhicule d’un gyrophare orange clignotant ? Spoiler alert : pas encore. Mais cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas s’y intéresser dès maintenant. Car en matière de sécurité routière, mieux vaut anticiper que subir.
Un triangle devenu obsolète (et dangereux)
Vous souvenez-vous de ces triangles rouges que l’on sortait à la moindre panne ? On devait les poser à 50 mètres du véhicule, souvent au péril de notre sécurité, surtout sur l’autoroute. Un aller-retour périlleux, parfois sous la pluie, en pleine nuit ou avec un trafic digne d’un vendredi soir sur le périphérique madrilène. Pas étonnant que beaucoup aient renoncé à cette gymnastique pour éviter de se retrouver piéton sur une voie rapide. Résultat : des accidents évitables, des triangles abandonnés sur les routes, et une question qui s’impose : n’est-il pas temps de changer de méthode ?
C’est dans ce contexte que le dispositif V-16 a fait son entrée.
Le signal V-16 : la lumière au bout du tunnel
Depuis juillet 2021, on peut déjà l’utiliser. Mais attention, il deviendra obligatoire à partir du 1er janvier 2026. Ce petit boîtier lumineux orange, qui clignote furieusement, se pose directement sur le toit du véhicule, sans avoir besoin d’en sortir. Pratique, non ? Encore mieux : il est connecté à la plateforme DGT 3.0, ce qui permet de transmettre en temps réel la position du véhicule en panne. Le tout, sans la moindre manipulation complexe. Un vrai petit bijou de technologie, pensé pour tous, y compris les conducteurs à mobilité réduite.
L’objectif est clair : réduire les accidents, améliorer la visibilité (jusqu’à 1 000 mètres contre 100 pour les triangles), et rendre les routes plus sûres pour tous.
Camping-cars et gyrophare : ce n’est pas encore une obligation
Alors, où en est-on vraiment côté législation ? Pour les camping-cars, le gyrophare V-16 ne sera obligatoire qu’à partir de 2026, comme pour les autres véhicules. Pour l’instant, rien ne vous y oblige, mais l’utiliser reste vivement conseillé, surtout si vous voyagez beaucoup ou que vous aimez les escapades nocturnes en pleine campagne.
Et puis, soyons honnêtes, un camping-car immobilisé sur une petite route de montagne par temps de brouillard, ce n’est pas l’image la plus rassurante qui soit. Le V-16, lui, permet non seulement d’être vu de loin, mais aussi d’avertir en amont les autres usagers grâce à son signal transmis à la DGT. Une petite révolution qui fait entrer la signalisation routière dans l’ère du numérique.
Pourquoi anticiper l’achat d’un V-16 ?
Outre la sécurité, certains modèles sont déjà disponibles et homologués, connectés à la DGT 3.0, et prêts à être utilisés. Ils se posent facilement, tiennent bien même en cas de vent fort, et fonctionnent à des températures allant de -10 à 50 °C. Vous les glissez dans la boîte à gants et n’y pensez plus… jusqu’au jour où vous en aurez besoin. Et croyez-moi, ce jour-là, vous serez heureux de ne pas avoir à poser un triangle sous la pluie.
Un dernier mot avant la route
La réglementation avance, doucement mais sûrement, vers plus de technologie et de sécurité. Le gyrophare V-16 n’est pas encore obligatoire pour votre camping-car, mais d’ici 2026, il le deviendra. Alors, plutôt que d’attendre la dernière minute (et les ruptures de stock), pourquoi ne pas prendre un peu d’avance ?
Un petit gadget pour vous, un grand pas pour votre sécurité.

Jules Jourdain est un passionné de voyages et spécialiste du monde du camping-car. Il rédige des articles thématiques mêlant conseils pratiques, récits d’escapades et actualités du secteur. Son objectif : accompagner les voyageurs dans leurs aventures sur les routes.







