De globetrotteurs à patrons de camping : leur incroyable virage de vie inattendu

Changer de vie du jour au lendemain… qui n’en rêve pas secrètement lors d’une réunion interminable un lundi matin ? Pour Clémence et Nicolas Jolly, ce rêve est devenu réalité : ces parents globetrotteurs des Deux-Sèvres délaissent la routine et leur métier de banquiers pour sillonner le monde en camping-car, leur fille Capucine sous le bras, direction l’aventure et la liberté ! Retour sur un virage de vie inattendu, jalonné d’audace, d’amour familial et d’espoir… avec une bonne dose de planification.

Du coup de cœur à la vie nomade : la genèse d’un projet fou

En 2016, quand Clémence et Nicolas se rencontrent, la magie opère instantanément. Que fait-on quand on tombe amoureux ? Eh bien, certains s’offrent des fleurs, d’autres achètent des chats… eux prennent un billet pour l’Islande ! Là-bas, ils tombent sous le charme non seulement des paysages grandioses, mais aussi du goût du voyage. C’est décidé : ils veulent découvrir le monde, main dans la main (et maintenant avec Capucine dans les bras).

Depuis la naissance de leur fille, ce désir d’aventure s’est clairement intensifié. Après deux mois et demi à explorer les pays du sud de l’Europe, le couple ressent un véritable électrochoc : « On voulait immédiatement refaire un autre road-trip. On s’est senti vivants, on a découvert toute la richesse que nous cache ce monde », confient-ils, les yeux pleins d’étoiles.

Vivre l’instant présent en famille grâce au camping-car

Chez les Jolly, l’objectif du grand départ n’est pas un secret : « Profiter à 100% de notre fille et la voir grandir ». Leur emploi du temps de banquiers ne leur laisse que peu de place pour la vie de famille. Alors, avant que Capucine n’entre à l’école dans un an et que l’occasion de voyager ne devienne « mission impossible », ils prennent la route !

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Le choix du camping-car s’impose presque naturellement. Avec lui, pas d’itinéraire figé ni d’emploi du temps à la minute : ils veulent la liberté, la vraie, celle qui leur permet de s’adapter au gré de leurs envies et de la météo (parce que la pluie d’Islande, c’est sympa une semaine, mais bon…).

Ce voyage n’a pas seulement pour objectif de collectionner les souvenirs Instagram : « On ne fait pas les choses pour qu’elle s’en souvienne », expliquent-ils avec sagesse. Ce qu’ils veulent, c’est offrir à leur fille de deux ans un éveil à la diversité des cultures, à la curiosité, à la rencontre de l’autre : « Ce voyage restera ancré en elle », ajoutent-ils, émus.

Anticiper les galères, partager les craintes et… rassurer les grands-parents !

Évidemment, ce genre de projet, ce n’est pas que des couchers de soleil et des apéros sous les étoiles. En vrais parents responsables (et un brin anxieux), Clémence et Nicolas se préparent à affronter les imprévus, à commencer par les soucis de santé. « C’est ma plus grosse crainte, que Capucine attrape une maladie », admet Nicolas. Vaccins, contacts médicaux, trousse de pharmacie bien garnie : rien n’est laissé au hasard ! Si jamais les structures médicales locales ne leur conviennent pas, ils n’hésiteront pas à rentrer, sécurité avant tout. On peut être baroudeur ET prévoyant !

Heureusement, la communauté de voyageurs connectée sur Facebook et Instagram est là pour échanger astuces, bons plans et rassurer toute la famille… surtout les grands-parents, un peu inquiets de voir s’envoler leur petite-fille d’un an ! « Tout le monde trouve cela positif, même s’ils ont été très surpris », raconte Clémence. Allez, on parie que les retrouvailles à la fin du périple seront émouvantes ?

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Budget, préparatifs et cap sur l’inconnu : mode d’emploi pour réaliser son rêve

On ne claque pas la porte de la banque du jour au lendemain pour partir au bout du monde. Clémence et Nicolas ont pris les devants : un an de congé sabbatique accordé depuis mars 2023, plus de deux ans d’économies, et de nombreux choix de vie assumés pour financer ce voyage. « On a réduit nos dépenses quotidiennes, on fait attention sur ce qu’on prend », expliquent-ils sobrement. L’épargne durement accumulée sera d’ailleurs indispensable : avec un budget estimé entre 80 et 100 euros par jour, ce sont l’essence, la nourriture mais aussi le transfert du camping-car jusqu’au Panama qui pèseront le plus lourd dans la balance !

Aujourd’hui, il reste les derniers ajustements à effectuer sur le camping-car, mais l’itinéraire est prêt : direction la Scandinavie, puis cap sur le Panama et les États-Unis. Et pour ceux qui aiment voyager par procuration, Clémence, Nicolas et Capucine partagent leur périple sur les réseaux sociaux : @mieuxroutardquejamais. Un conseil si l’aventure vous titille ? Commencez à prévoir, à rêver, et… à économiser !

En famille, sur la route ou ailleurs, chaque moment ensemble est inestimable. Et vous, seriez-vous prêt à tout quitter pour partir à l’aventure comme les Jolly ?

Jules Jourdain est un passionné de voyages et spécialiste du monde du camping-car. Il rédige des articles thématiques mêlant conseils pratiques, récits d’escapades et actualités du secteur. Son objectif : accompagner les voyageurs dans leurs aventures sur les routes.

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