Au Canada, une Tesla Model S utilisée comme taxi a franchi le cap impressionnant des 500 000 kilomètres… avec sa batterie d’origine. Et la surprise ne s’arrête pas là : après cet usage intensif, la dégradation n’atteint que 12 %.
Une question de longévité des batteries
Lorsqu’on envisage l’achat d’une voiture électrique, deux critères viennent souvent en tête : le prix et l’autonomie. Mais un élément tout aussi crucial est parfois négligé : l’usure de la batterie. Comme pour un smartphone, la capacité de stockage diminue avec le temps, réduisant l’autonomie maximale.
Or, remplacer un pack de batteries est coûteux : il représente environ 40 % du prix total du véhicule. Et avec certaines technologies intégrées au châssis (comme le Cell-to-Pack de CATL), la procédure peut devenir complexe, surtout en cas d’accident.
Tesla revendique depuis longtemps la robustesse de ses batteries, citant des dégradations limitées à environ 12 % après 320 000 km sur ses Model S et Model X. Mais certains véhicules semblent aller encore plus loin.
And now another @CurrentTaxi @Tesla Model S has hit 500,000km (310,685 miles).
— Drive Tesla 🇨🇦 (@DriveTeslaca) September 25, 2023
This 2016 Model S 90D still has the original:
-Battery (~12% degradation, full charge shows 412km compared to 455km new – mostly Supercharged – has free lifetime Supercharging)
-Motors
-AC System… https://t.co/JUy5zYx5ax pic.twitter.com/0cUOc95gqk
Un cas concret au Canada
C’est le cas de cette Model S 90D canadienne, utilisée comme taxi et rapportée par le média Drive Tesla. En dépassant le demi-million de kilomètres, elle conserve encore 88 % de sa capacité initiale, malgré un usage quotidien intensif et une recharge majoritairement effectuée sur des Superchargeurs jusqu’à 250 kW.
Une performance qui défie les idées reçues, puisque la charge rapide est souvent accusée d’user prématurément les batteries. Les études récentes nuancent cette crainte, précisant qu’avec un préconditionnement adapté et en évitant de laisser la batterie à 0 % ou 100 %, l’impact reste minime.
Résultat : cette Tesla affiche aujourd’hui une autonomie maximale de 412 km contre 455 km neuve, selon le cycle américain EPA, plus exigeant que notre norme WLTP.
The first @Tesla Model S purchased for the @CurrentTaxi fleet in Kelowna just passed 700,000km (434,959mi) on the odometer! @elonmusk pic.twitter.com/l147uBh1Gb
— Drive Tesla 🇨🇦 (@DriveTeslaca) July 13, 2022
Le rôle du climat et de l’entretien
Si la longévité de cette batterie est remarquable, elle n’est pas uniquement due à un entretien soigné. Les climats froids comme celui du Canada ralentiraient la dégradation chimique des cellules. En contrepartie, les températures basses augmentent la consommation énergétique, obligeant à recharger plus souvent.
À noter que Drive Tesla possède aussi une autre Model S ayant dépassé les 700 000 km. Dans ce cas, un remplacement du pack avait toutefois été nécessaire.
En conclusion, ce cas concret confirme que, bien entretenue et utilisée avec les bonnes pratiques, une batterie de voiture électrique peut offrir une longévité impressionnante, même dans un usage professionnel intensif. Un argument de poids pour ceux qui hésitent encore à passer à l’électrique.

Jules Jourdain est un passionné de voyages et spécialiste du monde du camping-car. Il rédige des articles thématiques mêlant conseils pratiques, récits d’escapades et actualités du secteur. Son objectif : accompagner les voyageurs dans leurs aventures sur les routes.







